Clément, tout d'abord bon anniversaire (il a eu 26 ans hier) ! Vous avez prévu une petite fête ?
Oui et non. Un dîner avec mes parents et mon frère. Mes potes, aussi ; ma compagne n'est pas là. Mais ce sera light. Entre l'entraînement de ce matin qui a été long, la rééducation avec les kinés, la séance de muscu, une opération partenaires dans la soirée et... les journalistes, j'ai une grosse journée.
Vendredi dernier, cela faisait exactement trois mois que vous vous êtes blessé. Dans la tête, vous avez évacué ?
Sitôt sorti de la clinique, mon esprit et mon temps étaient déjà tournés vers la reprise. J'ai été pris en charge immédiatement, opéré trois heures après l'accident ; ça aide. Après, bien sûr, un os brisé c'est toujours un choc traumatique. Mais je ne psychote pas et je n'ai jamais paniqué. Puis il y a des blessures beaucoup plus graves : j'ai remarché au bout de deux mois, recouru après trois...
Justement, vous devancez les prévisions.
J'ai un mois d'avance sur le protocole sans travailler plus que de raison. Sans douleur particulière surtout. Il n'y a pas eu d'infection, aussi.
Donc on pourrait vous revoir sur une pelouse d'ici la fin de saison...
Je progresse, je ne dirais pas de jour en jour, mais de semaine en semaine. Aujourd'hui (hier matin, NDLR), j'ai couru trois quarts d'heure par exemple. Je commence à retrouver du plaisir dans la course alors que j'avais une espèce de déplacement hésitant il y a encore deux semaines. Après les appuis, je devrais reprendre les contacts dans une quinzaine de jours. Je serais apte à jouer mi-juin, de là à faire un match... De toute façon, c'est le staff qui décidera. Même si c'est sûr que j'aimerais boucler la saison en rentrant dans le jeu ; j'avais bien démarré l'année.
Avec Vincent Clerc, vous faites partie intégrante du groupe qui décollera demain après-midi pour Cardiff. Important à vos yeux, on suppose...
Bien évidemment. On vivra la finale au plus près et on pourra vibrer avec eux. Avec Vincent, nous restons les deux grands blessés de la saison. Mais nous avons beaucoup donné pour l'équipe avant d'être hors-jeu, nous avons également l'expérience de ces grands rendez-vous.
Tous les deux avaient joué les trois dernières finales. Sans entrer dans l'intimité du vestiaire, y-a-t'il des rituels particuliers ?
Ce sont des moments privilégiés mais la préparation n'est pas foncièrement différente. C'est davantage la tension et la concentration qui apparaissent très tôt dans la semaine. On soigne également encore plus la récupération. Le détail, toujours le détail : ça se jouera encore à un rien.
Avec Pelous et Bouilhou, (plus Bru entraîneur), vous êtes le dernier de l'effectif à avoir soulevé le Bouclier. Vous allez prodiguer des conseils aux petits jeunes ?
Il faut savoir rester à sa place et ne pas s'immiscer plus que ça. Après, si Max (Médard) avec qui je suis proche - ou tout autre joueur - est demandeur, c'est différent. En réalité : tout passe par le regard.
Un dernier mot sur le retour de Frédéric Michalak au Stade.
Fred a demandé des avis, mon avis - dans mon esprit, c'est clair qu'il devait resigner ici -, mais il a pris sa décision en son âme et conscience.
merci pour vos commentaires sur le gif !